Les violences, on les connaît toutes :
_ c'est la main aux fesses dans le métro et les sifflets dans la rue
_ c'est les coups, les insultes et les humiliations du conjoint
_ c'est les filles qu'on veut marier de force
_ c'est la lesbienne violée pour lui apprendre ce qu'est « un homme, un vrai »
_ c'est la mère emprisonnée pour avoir protégé sa fille des viols incestueux
_ c'est la femme obligée de vivre avec un conjoint violent car le droit au séjour dépend de lui
_ c'est la salariée victime du harcèlement sexuel du patron ou de ses collègues
_ c'est la femme contrainte de se prostituer pour vivre
_ c'est les jeunes filles violées par plusieurs mecs dans une cave sordide ou un bizutage chic
_ c'est ici et c'est ailleurs, partout dans le monde.
L'hypocrisie de la société, on la connaît aussi :
_ c'est la pub sexiste qui dit qu'une femme est bonne à vendre ou à prendre
_ c'est la pornographie qui dit qu'une femme pense oui quand elle dit non
_ c'est aussi Chirac qui intègre les violences conjugales dans l'amnistie présidentielle
_ c'est la France qui méprise les Algériennes en appliquant le Code de la famille
_ c'est la loi Sarkozy qui attaque les prostituées et pas la prostitution
_ c'est des flics qui refusent d'enregistrer les plaintes des femmes victimes
_ c'est des juges qui n'appliquent pas les lois condamnant les violences.
Les chiffres, on les connaît trop peu :
_ chaque année, une femme sur dix est victime de violences conjugales
_ 11 % des femmes sont victimes d'agressions sexuelles dans leur vie
_ deux viols sur trois ont lieu dans la famille et un sur deux dans le couple
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Jeudi 15h de l'après midi, elle met un pied devant l'autre et regarde les autres. Elle monte dans le train de banlieue qui est rempli. Elle se pose au milieu. Les gares passent. Sept lascars montent. Tout le monde baisse le regard. Ils s'assirent à côté d'elle. Mais elle ne veut pas de querelle alors elle regarde par la fenêtre les hirondelles. Les sept lascars parlent fort d'elle, la juge, l'insulte de sale pute, elle prend son courage en main. Elle n'avait pas l'âge putain.Un des mecs lui chope le bras et la déshabilla...
Les sept hommes l'ont violé, chacun leur tour près à y retourner. Dans le train personne n'a bougé, ne serait-ce que tirer l'alarme. Mais non ils préfèrent laisser couler les larmes. Après avoir fait cette chose horrible, il s'en sont débarassé le plus vite possible. La fille est morte, quant à nos sept bandits eux, sont toujours en vie. Les passagers du train continueront leur quotidien pensant que tout va bien, sans faire le lien entre leur passivité et le viol qui aurai pu être évité...
Jeudi 15 mars 2000 ,Au journal de 20 heures, Mort d'Isabelle violée par sept hommes
Dans le train personne n'a bougé,de toute façon demain tout le monde aura oublié...